A propos

La Finma «ne voit pas passer un éléphant» quand «il s’agit d’une tricherie énorme», s’étranglait mardi l’ancien procureur général Dick Marty dans une interview au Courrier et à La Liberté. L’ancien sénateur a demandé l’ouverture d’une enquête pénale contre la banque HSBC.

Extrait de : La Finma et le Parquet sous le feu nourri de la critique (Le Temps), 12 Février 2015.

En réalité, la Finma n’a pas les moyens de voir passer l’éléphant ni même des animaux de tailles beaucoup plus réduites. Chaque banque a la responsabilité de sa compliance.

Clean Money

Pourquoi est-ce important ?

  • Le Produit criminel brut représente environ 3,6% du PNB mondial et le crime organisé s’accommode mal des démocraties.
  • Le terrorisme utilise les mêmes failles, les mêmes méthodes que le crime organisé.
  • Le trafic de stupéfiant est depuis longtemps devenu un trafic d’Etat avec l’Afghanistan en tête de liste, il déstabilise les économies (Mexique, Venezuela, Colombie…).
  • Les statistiques officielles qui agitent tant les analystes financiers que les traders ont de moins en moins de valeur sachant que ce PCB correspond à un super pays occulte que les salles des marchés ne prennent pas en compte.
  • Il est absolument impossible que les banques ne soient pas touchées par le phénomène du blanchiment.
  • Le blanchiment fait courir un risque à la société civile, certes en tant de crise on peut fermer les yeux sur l’origine des fonds au nom de la raison d’Etat pour sauver une place financière ici ou là. Mais à terme il faut bien avoir conscience que le crime organisé ne partage pas et qu’il corrompt la société de l’intérieur.

Le blanchisseur est un magicien qui fait passer de l’argent criminel pour de l’argent propre si son astuce est comprise des compliance officers, des gérants de fortune, des employés de banque, il aura beaucoup plus de mal à infiltrer le monde bancaire.

Face à la montée en puissance du crime organisé qui couche souvent dans le même lit que le terrorisme, il nous reste un choix stratégique. Continuer à affronter l’ennemi en essayant de réduire ses points forts comme le font sans succès les polices anti-drogue dans le monde ; ou attaquer son point faible, le blanchiment d’argent.

Nous choisissons cette deuxième option en sachant bien que le temps est compté et qu’il ne faut plus s’étonner de voir des pays disparaître des dépliants touristiques. Le combat contre les zones grises (concept du criminologue Xavier Raufer définissant une forme d’état non gouverné) n’est pas encore perdu.

Tâchons d’apporter une modeste contribution.


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