Gérant de Fortune Indépendant (GFI)

Retrouver les éléments clés sur le site de la Finma :

http://www.finma.ch/f/faq/privaten/Pages/faq-vermoegensverwaltung.aspx

Le tiers gérant n’est pas soumis au secret bancaire mais au secret professionnel. Il peut ouvrir le compte à Singapore et le gérer depuis Genève sans avoir une succursale ou une licence bancaire à Singapore. Le client garde son interlocuteur à Genève.

La banque n’a plus qu’un rôle de dépositaire et elle n’a pas de responsabilité dans la gestion du compte. En cas de perte le client ne peut se retourner contre la banque, seul le gérant est responsable (sauf cas très exceptionnels).
Le tiers gérant a plus de liberté pour choisir les produits qui conviennent à ses clients. Il n’est pas non plus fragilisé par une présence commerciale aux USA ou en Europe.
Rien n’empêche le tiers gérant d’avoir une approche patrimoniale complète et de rendre de multiples services à ses clients pour mieux les conserver.
Il peut prendre ses distances par rapport aux banques qui réduisent leurs prestations et font des coupes sombres pour améliorer leur rentabilité. Avec le GFI le client a toujours un interlocuteur et il a plus de chance d’être écouté.

Le tiers gérants ne peut accepter aucun dépôt et ne peut faire de prêt/crédit ( licence bancaire obligatoire , autorisation Finma).

Le tiers gérant est affilié à un organisme d’autorégulation (OAR reconnu par la Finma) c’est-à-dire une association professionnelle qui lui impose une charte éthique et des règles de conduite. Il garde la responsabilité de l’application de la LBA (loi anti blanchiment) pour ses clients.

La Finma, dans son ordonnance 2009/1 intitulée « Règles – Cadre pour la gestion de fortune », a introduit à partir de 2011, une procédure de contrôle annuel obligatoire du respect des règles d’éthique professionnelles et une procédure de sanctions en cas de violation.

La masse des avoirs gérés en Suisse par les tiers gérants représente environ 20% du marché et cette part devrait augmenter sensiblement.

La relation de confiance entre le client et le tiers gérant est le principal élément clé de cette activité.

Dans son code de conduite des gérants de fortune (BF D41-01) l’ASG précise entre autres que le tiers gérant doit garantir une gestion irréprochable des activités (art5), il doit prendre les mesures adéquates pour assurer la pérennité de ses services. Le gérant doit conclure un contrat de gestion de fortune écrit et précis notamment en ce qui concerne le profil de gestion, la périodicité des comptes rendus et le calcul des honoraires (par exemple le texte mentionne un coût de 1,5% maximum des actifs gérés).

Attention en l’état actuel de la réglementation (LPCC, loi sur les placements collectifs art 10 alinéa 4 LPCC et art 6 alinéa 2 OPCC) le client qui signe un contrat avec un gérant de fortune est considéré comme un investisseur qualifié. Ce critère n’est pas neutre dans le cadre de la distribution de produits qui ne font pas appel au public ( par exemple les hedge funds).