Comment se protéger, et de quoi ?

Le monde politique qui légifère est soumis à une pression bien naturelle, la nécessité de créer des emplois et de maintenir un dynamisme économique pour contenter les électeurs.
Par conséquent on ne peut pas s’étonner de voir les élus ouvrir la « boite à sorcières » et nous proposer de faire concurrence à Anvers sur le commerce de diamants, de vouloir devenir la première place de négoce de pétrole, d’accueillir les hedges funds, de laisser les banques faire du cross border dans des pays sans aucun cadre juridique.

A terme cette évolution ne peut qu’attirer une faune et des pratiques préjudiciables à la société civile. Le crime organisé ne partage pas et sait se faire respecter ou corrompre toute la chaîne de l’appareil judiciaire. Comme on le voit dans les fiefs de la Ndrangheta, de la Cosa Nostra, de la Camorra, ils s’arrangent pour contrôler les élections et toute une démocratie bascule dans le chaos. Nul besoin d’aller chercher des exemples exotiques.
Au travers de certaines activités la banque est autant partie prenante que victime, les chiffres du produit criminel brut montrent bien qu’il est impossible de se protéger. On peut au mieux limiter les dégâts.