Le financement du terrorisme

Le terrorisme n’a rien d’un phénomène nouveau.

L’usage de la violence à des fins idéologiques contre des populations civiles ou des individus non combattants remontent à l’origine des civilisations.
Les Sicaires s’opposaient à l’occupation de la Palestine par la Rome antique. La secte Ismaeli des Assassins (ou Nizarites) s’opposait à l’autorité musulmane dès le 11ème siècle.

A la base du terrorisme on retrouve des dénominateurs communs :  un sentiment d’injustice, une souffrance, une difficulté à exister autrement que par la violence, une volonté de révolte.

Le terroriste peut se définir en une seule ligne, c’est une personne qui cherche une raison de vivre et une chance de mourir pour échapper à sa condition. Au travers de son action, il va trouver une place dans la société civile, peu lui importe d’obtenir un résultat idéologique, il ne verra que très rarement l’issue de son combat.

Si une grande majorité des mouvements terroristes a échoué, certains ont quand même obtenu gain de cause. L’ANC en Afrique du Sud ou en Rhodésie sont de bons exemples, mais au final la nation arc en ciel est un échec de même que le Zimbabwe de Robert Mugabe.
Rappelons également que le Hamas aussi bien que le Hezbollah sont arrivés au pouvoir par les urnes.

Il n’y a pas véritablement de terrorisme d’Etat mais une perception économique particulière qui entraîne cette classification à une période donnée de l’histoire.
Que dire des essais nucléaires de la France en Algérie, ou des 14 millions de Congolais massacrés par le roi Leopold II de Belgique qui a toujours sa statue triomphante dans le centre de Bruxelles.
Lorsque le Gouvernement Mossadegh décide de nationaliser le pétrole iranien pour que cette manne profite à son peuple était-il légitime de le renverser ?
L’Arabie Saoudite est le seul pays au monde qui porte le nom d’une famille, laquelle contrôle tout  et promeut un Islam radical, mais elle achète des armes par milliards de dollars en Occident et son pétrole est essentiel.
La diplomatie au gré des oubliettes de l’histoire vient gérer ces illusions et ces désillusions.

La réussite d’une formation terroriste n’est possible que dans un contexte particulier.

Il faut un arrière plan belliqueux, un conflit ethnique ou religieux; le soutien du public à l’action terroriste, une détermination sans faille des leaders, une réaction insuffisante ou disproportionnée des autorités, et enfin l’accès à des ressources financières importantes.

Nous aborderons essentiellement la problématique du financement.